Paroles d'anciens
« Je n'arrive pas à comprendre pourquoi toutes les écoles ne sont pas comme celle-là. »
Clémentine H.
Ancienne élève · du jardin d’enfants à la 11e classe
Clémentine a passé 14 ans à l’école, du jardin d’enfants à la 11e classe. Elle a écrit ce texte un peu plus d’un an après son départ, alors qu’elle était en terminale littéraire dans un lycée « traditionnel ». Un regard plein d’émotion sur ce que l’école lui a apporté.
Son parcours en bref
Dès 3 ans
Jardin d'enfants
Le début de 14 années à l’école
Jusqu'en 11e classe
École des Sorgues
Des amis connus depuis toujours
Ensuite
Lycée
L’arrivée dans le système « traditionnel »
Au moment de ce texte
Terminale L
Un an et quelques mois après son départ
Contente d'aller à l'école, chaque matin
L’école Steiner n’est pas un lointain souvenir pour moi, puisque cela fait seulement un an et quelques mois que je l’ai quittée. J’y pense chaque jour, lorsque je rentre dans le lycée où je suis actuellement en terminale littéraire…
Chaque matin, pendant 14 ans, j’étais contente d’aller à l’école. Je me réjouissais de retrouver mes amis, que je connaissais depuis que j’avais trois ans. Lorsque j’avais vécu quelque chose d’un peu spécial, la veille ou pendant le week-end, je me faisais une joie de pouvoir le partager le matin, au moment des nouvelles !
Grandir par soi-même
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi toutes les écoles ne sont pas comme celle-là. Pourquoi n’y aide-t-on pas les enfants à grandir par eux-mêmes, comme sait si bien le faire l’école Steiner ?
Lorsque l’on sort de cette école, on se sent fort, on se sent plein de chaleur et de vie. L’école sait nous donner de l’intérêt pour les choses ; chaque détail y a son importance. On y comprend qu’il est important d’aller au bout des choses, parce que tout est lié : les matières se répondent, chaque période donne le ton à celle qui suit. De là à dire que l’école nous apprend la vie… Non. Mais elle nous apprend à aller chercher derrière les choses pour y trouver la vérité et la force d’avancer. Tout ce qui se vit à l’école a un sens.
Le respect, en le vivant
Tu n’apprends pas ce qu’est le respect en lisant la définition dans le dictionnaire, mais en le vivant. Parce que le professeur va savoir être à l’écoute de ce que tu as à dire. Parce qu’il sait entendre tes difficultés face à la matière qu’il enseigne, et qu’il ne les jugera pas comme un manque de motivation. Parce qu’il aime ce qu’il enseigne et qu’il voudrait transmettre cette passion à toute une classe, mais surtout à chacun d’entre nous. Parce que tu te sens entièrement respecté pour ce que tu es.
Parce qu’à l’école, on te permet d’être toi-même et l’on te fait confiance. Parce qu’on te laisse te mettre tes propres limites : tu respectes les échéances, car tu as compris que c’est pour toi que tu travailles. Parce que l’école sait nous mettre à l’épreuve sans pour autant nous lâcher dans le vide. C’est à cet instant que nous prenons confiance.
“
L'école sait nous faire prendre conscience des qualités qui dorment en chacun de nous.
Petits et grands ensemble
Pour moi, il était normal de commencer et de finir la journée tous ensemble. Maintenant que je connais ce qui se passe ailleurs, je peux dire ce qu’apportent ces moments d’unisson : sentir que nous sommes tous au même endroit, au même moment, pour la même chose ; sentir que l’on peut compter les uns sur les autres…
Ce petit cocon où tout le monde se connaît. Tous ces enfants qui courent au milieu des grands. Les grands sont des modèles pour les petits, et les petits attendrissent les grands. Et puis ces soirs de la Saint-Martin, où les grands avaient l’autorisation d’accompagner les petits pour marcher dans le noir, avec toutes ces lanternes qui brillaient, là-haut dans les Alpilles…
Ce qui me manque aujourd'hui
Parce que c’est l’année du bac, que tu as peur et que tu penses ne pas y arriver. Alors tu revois ce jour où tu étais face au dragon « tout vert et tout moche » qui demandait à un plus grand que toi de conjuguer le verbe « naître » au passé simple. C’est toi qui avais répondu à sa place, parce qu’il ne le savait pas. Aussi, tu te dis qu’aujourd’hui, tu seras peut-être capable de trouver les réponses que l’on attend de toi…
Voilà ce qui me manque aujourd’hui : le sens que l’on donnait aux choses. Parce que l’école a énormément contribué à ce que je suis aujourd’hui. Parce qu’elle nous construit et nous accompagne à un moment important de notre biographie.
Pour vous dire combien l’école a compté pour moi, je vais vous parler de la première sensation que j’ai ressentie lorsque je suis arrivée dans le système traditionnel : une tristesse des plus immenses, de voir tous ces élèves qui n’auront jamais connu l’école comme moi j’ai eu la chance de la vivre…
Et si c'était au tour de votre enfant ?
De la maternelle au lycée, une école où il fait bon grandir. Venez nous rencontrer et découvrir la pédagogie Steiner-Waldorf.
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